mardi 3 décembre 2013

Bangui, chronogramme d'un bal masqué (par Pascal Djimoguinan)


            Depuis quelques jours, à Bangui, il n’est question que de l’intervention des français pour soutenir les forces africaines pour imposer la paix et la sécurité. On voit que petit à petit, les choses se mettent en place et le compte à rebours semble avoir commencé.

            Depuis le vendredi 29 novembre, 350 hommes sont arrivés au port de Douala avec deux hélicoptères Gazelle et une centaine de véhicules.

            A Bangui, dans un premier temps, des avions cargos ont débarqué à l’aéroport une trentaine d’hommes et du matériel. Leur rôle est de préparer l’aéroport à un débarquement massif d’hommes et de matériel. Un pont aérien est en train de se mettre en place avec des avions Antonov 124. Il faut comprendre qu’on a besoin du matériel de génie pour rendre l’aéroport de Bangui opérationnel entre autre faire l’installation des réservoirs de kérosène. « Les militaires sont en train d’installer deux réservoirs supplémentaires pour assurer l’autonomie en carburant de tous les aéronefs de l’opération ; » il s’agit d’adapter au plus vite les infrastructures aux besoins de l’intervention qui se prépare.

            Pendant le week-end, deux cents militaires français ont débarqué à Bangui, rejoignant ainsi les 450 hommes de l’opération Boali, en place depuis quelques années déjà.

            On voit que la préparation avance mais la population se demande pourquoi l’opération n’est pas déclenchée.

Il faut savoir que le France veut tout faire dans les règles. En dehors des patrouilles, rien de bien sérieux ne pourra commencer avant le début de la semaine prochaine.

Le compte à rebours véritable commencera dans le milieu de la semaine avec la résolution de l’ONU autorisant le déploiement d’une force africaine soutenue par la France. Ensuite, il y aura le sommet sur la paix et la sécurité en Afrique qui se tiendra à Paris. Dans la foulée, un mini-sommet sur la Centrafrique se tiendra le 7 décembre à Paris. Plus rien de pourra alors s’opposer au déclenchement de l’opération. Ce sera donc le week-end de tous les dangers. Il faut donc s’attendre à vivre un week-end chaud à Bangui.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire