jeudi 3 juillet 2014

Tchad : La ville de Sarh sous la verdure (par Pascal Djimoguinan)



            Connu pour ses records de températures élevées, le Tchad fait partie des pays où il fait le plus chaud au monde. Entre février et juin, la température maximale à l’ombre varie entre 42 et 45°. Il est à se demander comment l’organisme humain arrive à s’adapter à cette température pour permettre à tous de vaquer normalement à ses activités. Habituellement, cette température se fait le plus sentir à N’Djamena et dans la partie nord du pays mais cette année, le sud du pays n’est pas épargné. La chaleur est au rendez-vous partout dans le pays ; c’est sans doute le fameux dérèglement climatique dont tout le monde parle.
            On peut cependant dire qu’heureusement tout à une fin. Avec le début de la saison des pluies, le temps se rafraichit et il commence à faire beau dans le sud du pays, plus particulièrement à Sarh.
            La nature offre ces miracles dont elle est la seule à avoir le secret. Le paysage semi-désertique qui s’offrait un peu partout reprend vie ; la verdure est de nouveau au rendez-vous. On a peine à croire qu’il y a encore deux semaines, tout n’était que désolation, du sable et des arbres morts. La nature reprend vie et l’espoir renaît partout.
            En même temps que la verdure, l’eau commence à stagner sur certaine route, principale celle qui va vers la NSTT (Nouvelle société textile du Tchad). On ne fait pas des omelettes sans casser les œufs, diront certains ; c’est peut-être le prix à payer pour profiter d’un climat plus clément.
            Ce qui est amusant, c’est que le fait que la température ait diminué de quelques degrés pour être autour de 25° fait que certaines personnes frileuses, sortent leur pull-overs et leurs blousons.
            Il faut se préparer à affronter les pluies des mois de juillet et aout tout en acceptant de se promener dans la boue.



mercredi 2 juillet 2014

Lu pour vous/ Douze mille réfugiés dans la Cathédrale de Bambari, l'appel de l'évêque

Bangui (Agence Fides) – « Nous accueillons actuellement au moins 12 000 personnes dans la Cathédrale Saint-Joseph ; elles sont totalement privées d’assistance », déclare à l’Agence Fides Mgr Eduard Mathos, évêque de Bambari, en République Centrafricaine, où les violences des miliciens de la Seleka ont contraint une grande partie des habitants à s’enfuir. « Plusieurs ONG sont venues constater la situation, mais jusqu’à présent aucune aide humanitaire n’est arrivée. Il manque de tout, non seulement de la nourriture, mais aussi des grandes toiles pour permettre aux gens de s’allonger. Seule la Croix-Rouge nous apporte de l’eau, alors que nous creusons des latrines dans la cour », poursuit l’évêque. « Je lance un appel pour que l’on intervienne tout de suite pour empêcher un désastre humanitaire », conclut, suppliant, Mgr Mathos (L.M.) (Agence Fides 1/7/2014)