jeudi 14 décembre 2017

Une fenêtre ouverte sur le Prince de Machiavel

(Bien de gens citent souvent Le Prince de Machiavel sans l'avoir lu une seule fois. Si pour une fois, nous essayions d'ouvrir une fenêtre pour permettre à ces gens d'en avoir une idée? Si avons choisi de reproduire ici le chapitre 15 du Prince ayant pour titre "Des choses pour lesquelles tous les hommes, et surtout les princes, sont loués ou blamés. Assez court mais succulent. A vous de juger!)
Chapitre 15
DES CHOSES POUR LESQUELLES TOUS LES HOMMES, ET SURTOUT LES PRINCES, SONT LOUES OU BLAMES.
            Il reste à examiner comment un prince doit en user et se conduire, soit envers ses sujets, soit envers ses amis. Tant d’écrivains en ont parlé, que peut-être on me taxera de présomption si j’en parle encore ; d’autant plus qu’en traitant cette matière je vais m’écarter de la route commune. Mais dans le dessein que j’ai d’écrire des choses utiles pour celui qui me lira, il m’a paru qu’il valait mieux m’arrêter à la réalité des choses que de me livrer à de vaines spéculations.
            Bien des gens ont imaginé des républiques et des principautés telles qu’on n’en a jamais vu ou connu. Mais à quoi servent ces imaginations ? Il y a si loin de la manière dont on vit à celle dont on devrait vivre, qu’en n’étudiant que cette dernière on apprend plutôt à se ruiner qu’à se conserver ; et celui qui veut en tout et partout se montrer homme de bien ne peut manquer de péril au milieu de tant de méchants.
            Il faut donc qu’un prince qui veut se maintenir apprenne à ne pas être toujours bon, et en user bien ou mal, selon la nécessité.
            Laissant, par conséquent, tout ce qu’on a imaginé touchant les devoirs des princes, et ne m’en tenant à la réalité, je dis qu’on attribue à tous les hommes, quand on en parle, et surtout aux princes, qui sont en vue, quelqu’une des qualités suivantes, qu’on cite comme un trait caractéristique, et pour laquelle on les loue ou on les blâme. Ainsi l’un est réputé généreux et un autre misérable (je me sers ici d’une expression toscane, car, dans notre langue, l’avare est celui qui est avide et enclin à la rapine, et nous appelons misérable (misero) celui qui s’abstient trop d’user de son bien ; l’un est bienfaisant, et un autre avide ; l’un est cruel, et un autre compatissant ; l’un est sans foi, et un autre fidèle à sa parole ; l’un efféminé et craintif, et un autre ferme et courageux ; l’un débonnaire, et un autre orgueilleux ; l’un dissolu, et un autre chaste ; l’un franc, et un autre rusé ; l’un dur, et un autre facile ; l’un grave, et un autre léger ; l’un religieux, et un autre incrédule, etc.

            Il serait très beau, sans doute, et chacun en conviendra, que toutes les qualités que je viens d’énoncer se trouvassent réunies dans un prince. Mais, comme cela n’est guère possible, et que la condition humaine ne le comporte point, il faut qu’il ait au moins la prudence de fuir ces vices honteux qui lui feraient perdre ses États. Quant aux autres vices, je lui conseille de s’en préserver, s’il le peut ; mais s’il ne le peut pas, il n’y aura pas un grand inconvénient à ce qu’il s’y laisse aller avec moins de retenu ; il ne doit pas même craindre d’encourir l’imputation de certains défauts sans lesquels il lui serait difficile de se maintenir ; car, à bien examiner les choses, on trouve que, comme il y a certaines qualités qui semblent être des vertus et qui feraient la ruine du prince, de même il en est d’autres qui paraissent être des vices, et dont peuvent résulter néanmoins sa conservation et son bien-être.


lundi 11 décembre 2017

Johnny Hallyday : « Et que Johnny lui dit adieu »

Allo bonjour Madame
Ici, c'est Johnny
Je vous téléphone
Car les amis m'ont dit
Que votre fille se marie
Qu'elle part aujourd'hui
Non, je ne veux pas lui parler
Je veux pleurer
Mais dites-lui que je l'aime
Et que Johnny lui adieu

A quelle heure ce mariage
Quelle heure et quel endroit
Car le garçon qu'elle épouse-là aurait dû être moi
Mais comme un fou, je la perds
Je la perds, sachez-le
Non, je ne veux pas lui parler
Je veux pleurer
Mais dites-lui que je l'aime
Et que Johnny lui adieu

Je l'imagine belle comme un ange
Quand la cloche sonnera
Je promets qu'elle ne me verra pas
Mais moi je veux la voir encore une fois
Oh, oui, je vous dérange
Vous avez d'autres soucis
Je sais que vous perdez votre fille
Mais sachez que je la perd aussi
Oh, dites-lui que dans ma peine
Je souhaite son bonheur
Non, je ne veux pas lui parler
Il vaut bien mieux
Mais dites-lui que je l'aime
Et que Johnny lui adieu
Ouais, que Johnny lui adieu
Adieu
Adieu...
         
Jean-Philippe Léo Smet est né le 15 juin 1943 à Paris (France), d’un père belge, Léon Smet et d’une mère française, Huguette Clerc. Très vite, le couple va se disloquer et le petit Jean-Philippe sera élevé par la tante paternelle de sa mère Hélène Mar dont l’une de fille, Desta, sera la marraine au baptême.
            À l’âge de trois ans, Jean-Philippe ira vivre à Londre pendant deux ans avec sa marraine et sa sœur, danseuses de classique. Sa marraine épousera un danseur américain Lee Lemoine Ketcham dont le nom de scène est Lee Halliday. Ce dernier surnommera le petit Jean-Philippe Johnny ; plus tard, au moment de se choisir un nom de scène, Jean-Philippe optera pour Johnny Halliday, dont qui sera modifié en Hallyday à la suite d’une erreur d’orthographie sur la pochette de son premier 45 tour.
            Jean-Philippe sera inscrit à l’école des enfants du spectacle, suivra des cours par correspondance, apprendra la danse classique, puis à Paris, suivra des cours de théâtre. Il commencera à apprendre le violon qu’il abandonnera par la suite pour la guitare.
            La légende dit qu’il monte officiellement sur la scène pour chanter le 13 juin 1956 à Copenhague ; habillé en cowboy, il chantera La Ballade de Davy Crockett.
            A l’âge de 14 ans, il verra un film, L’amour frénétique, qui sera décisif pour la suite de sa vie ; il y découvre Elvis Presley et le rock ‘n’ roll. Il est convaincu d’avoir découvert sa voie ; il sera un rockeur.
            La carrière de Johnny Hallyday connaitra une ascension grâce à l’émission Salut les Copains sur Europe N 1. Du 20 septembre jusqu’au 9 octobre 1961, il sera le premier artiste de sa génération à se produire en vedette à l’Olympia de Paris où il lance le twist en France. En décembre, comme un clin d’œil à l’émission qui l’a fait connaître, il sort l’album Salut les copains.
            Sur le plan sentimental, Johnny changera souvent de partenaire : sylvie Vartan, Babeth Etienne, Nathalie Baye, Adeline Blondieau et Laeticia Hallyday.

            Johnny Hallyday est mort dans la nuit du 5 au 6 décembre 2017. Un hommage populaire lui a été rendu le samedi 9 décembre avec plus de 700 bikers qui ont escoté le cortège funéraire du funérarium du Mont Valérien jusqu’à l’Arc de Triomphe avant de descendre  vers la Concorde pour se rendre à l’église de la Madeleine. Le corps a été transporté en avion à l’île de Saint Barthelemy où il a été enterré le lundi  Dans sa vie, il a vendu 110 millions de disques dans le monde entier dont 68 millions en France ; il a obtenu 5 disques de diamant, 40 disques d’or, 22 disques de platine et 10 victoires de la musique.


lundi 4 décembre 2017

LU POUR VOUS/ RCA : Renonciation de l’Évêque de Bouar et nomination de son successeur

Le Saint-Père François, en date du 2 décembre 2017, a accepté la renonciation au gouvernement pastoral du Diocèse de Bouar (Centrafrique) présentée par S.Exc. Mgr Armando Umberto Gianni, O.F.M. Cap. Le Pape a nommé Évêque de ce même Diocèse le Père Miroslaw Gucwa, du Diocèse de Tarnów (Pologne), jusqu’ici Vicaire général du Diocèse de Bouar.
Le nouvel Évêque est né le 21 novembre 1963 à Pisarzow, au sein du Diocèse de Tarnów, en Pologne. Il a effectué ses études secondaires à Tarnów, entrant par la suite au Séminaire diocésain. Il a étudié la Philosophie et la Théologie au Grand Séminaire de Tarnów, y obtenant une Licence en Théologie. Il a été ordonné prêtre le 12 juin 1988.

Après son ordination sacerdotale, il a exercé les ministères suivants : 1988-1992 : Vicaire paroissial à Grybów, dans le Diocèse de Tarnów, en Pologne, 1992-1996 : Curé de la Paroisse Sainte Jeanne Antide de Bohong, dans le Diocèse de Bouar (Centrafrique), 1996-2005 : Recteur du Petit Séminaire de Bouar, 2003-2006 : Chancelier de la Curie diocésaine de Bouar, 2011-2014 : Curé de la Cathédrale de Bouar, Aumônier de la prison et de l’hôpital de Bouar, Président de la Commission Justice et Paix, depuis 2006 : Vicaire général. (SL) (Agence Fides 04/12/2017)

lundi 13 novembre 2017

LU POUR VOUS/RCA : Attentat contre le concert de la paix dans le quartier musulman et retour des tensions à Bangui

Quatre morts et une vingtaine de blessés : tel est le bilan de l’attaque à l’explosif perpétrée contre un café au soir du 11 novembre à Bangui, capitale de la République centrafricaine.
Des inconnus ont lancé un engin explosif – probablement une grenade – contre les clients du bar « Au carrefour de la paix » alors que se produisait le chanteur Ozaguin, une célébrité en Centrafrique.
Le café se trouve dans le quartier PK5, habité en majorité par des musulmans mais le concert avait attiré musulmans et chrétiens. La manifestation avait en effet été organisée par de jeunes chrétiens et musulmans dans le but de rapprocher les deux communautés divisées par la haine et le ressentiment suite à la guerre civile ayant éclaté en 2012 lorsque les rebelles de la Seleka, en grande partie musulmans, prirent possession de Bangui, déposant le Président François Bozizé.
Après l’attentat, ont eu lieu les représailles de la population du quartier PK5 qui ont fait au moins trois victimes parmi les chrétiens qui s’étaient rendus dans le quartier musulman pour y faire leurs achats.
A leur tour, de jeunes chrétiens ont assailli les chauffeurs musulmans de moto-taxis qui se rendaient dans leurs quartiers. « On ne comprend pas encore qui a commis cette attaque et pourquoi » déclarent à l’Agence Fides des sources de l’Eglise. « S’ils voulaient échauffer à nouveau les esprits, ils y sont parvenus parce que des représailles à l’aveuglette ont eu lieu au détriment de personnes innocentes. La situation demeure très tendue. Les quartiers de la zone du PK5 se sont vidés de nouveau, comme au temps de la guerre civile et ceux qui y sont restés ont érigé des barricades pour protéger leurs maisons et leurs magasins » déclarent les sources de Fides, confirmant que « des jeunes chrétiens, qui s’étaient rendus au KM5 pour acquérir des produits pour leurs propres magasins, ont été poignardés et tués ».

Le Premier Ministre, Simpli-Mathieu Sarandji, a condamné fermement « cet acte criminel » qui a frappé tant les familles chrétiennes que musulmanes et a rallumé les tensions intercommunautaires à Bangui, qui avait jusqu’ici été épargnée par les violences qui avaient secoué d’autres parties du pays. (L.M.) (Agence Fides 13/11/2017)

lundi 9 octobre 2017

HASTA SIEMPRE COMANDANTE

1) Aprendimos a quererte
desde la histórica altura
donde el sol de tu bravura
le puso cerco a la muerte.
Estribillo:
Aquí se queda la clara,
la entrañable transparencia,
de tu querida presencia
Comandante Che Guevara.
2) Tu mano gloriosa y fuerte
sobre la historia dispara
cuando todo Santa Clara
se despierta para verte.
3) Vienes quemando la brisa
con soles de primavera
para plantar la bandera
con la luz de tu sonrisa.
4) Tu amor revolucionario
te conduce a nueva empresa
donde esperan la firmeza
de tu brazo libertario.
5) Seguiremos adelante
como junto a ti seguimos
y con Fidel te decimos:
!Hasta siempre, Comandante!

1) Nous avons appris a t'aimer
depuis ton héroïque stature
quand le soleil de ta bravoure
dressa un barrage à la mort.
Refrain:
Ici nous reste la claire,
l’intime transparence,
de ta chère présence,
commandant Che Guevara
2) Ta main glorieuse et forte
depuis l’histoire, fait feu,
lorsque tout Santa Clara
se réveille pour te voir.
3) Tu arrives en brûlant la brise
avec des soleils de printemps
pour planter le drapeau
avec la lumière de ton sourire.
4) Ton amour révolutionnaire
te conduit vers une nouvelle entreprise
là où t’attend la fermeté
de ton bras libérateur.

5) Nous continuerons en avant
comme nous avions avancé avec toi.
et avec Fidel, nous te disons:
Pour toujours, commandant !


lundi 25 septembre 2017

Mariage au sud du Tchad : Alliance ou rivalité ? (par Pascal djimoguinan)

            A la question sur ce que représente le mariage dans une société donnée, la réponse spontanée est que c’est une alliance entre deux personnes, entre deux familles. En réalité cette réponse spontanée n’est pas si évidente que cela. Pour s’en rendre compte, il suffit de visiter quelques rites complémentaires de la cérémonie du mariage dans certaines sociétés. Ainsi, nous pouvons voir comment se passe les rites de l’installation des pierres du foyer à la cuisine quand il y a un mariage ; c’est un rite très important chez les sara en général et plus particulièrement chez les mongo.
            Le mot foyer est très important pour exprimer ce que forme un couple. En fait c’est un mot qui a plusieurs sens mais ayant un lien les uns avec les autres. Selon Larousse, le foyer est : « * Lieu où on fait le feu : / * Séjour domestique de quelqu’un/ Maison, famille : fonder un foyer.
             Nous voyons que le foyer est d’abord le lieu où on fait le feu puis le séjour domestique et enfin il désigne la maison et la famille. Le lieu où on fait le feu est le point focal autour duquel se forme la famille. C’est donc bien normal que le mot désigne la famille.
            Le foyer, lieu où se fait le feu, est traditionnellement constitué, chez les peuples du sud du Tchad, de trois pierres qu’on assemble et sur lesquelles on pose la marmite qui sert à la cuisson des aliments.
            Chez les mongos, le rite de la pose de ces pierres et très important pour le mariage, et tant qu’on ne les a pas encore posées, on ne peut pas dire qu’un foyer est déjà constitué. Une nouvelle famille ne commence que quand ces pierres sont posées.
            Chez les mongos, après la cérémonie de la dot, il y a la cérémonie de la pose des pierres du foyer. Les tantes et les sœurs de la mariée doivent passer la nuit chez le marié pour poser les pierres très tôt le matin.
            Il ne faut pas croire que c’est une cérémonie banale. Le symbole est très grand car c’est en réalité une lutte entre les familles des deux mariées.
            Vers 4h du matin, les tantes de la mariée rentrent dans la cuisine ; elles doivent installer les pierres du foyer et préparer à manger pour le marié et pour le beau-père. Les sœurs et cousines du marié doivent tout faire pour empêcher que la belle famille ne puisse allumer le feu au foyer. Les cousines et sœurs de la mariée ont pour mission de protéger le foyer que leurs tantes cherchent à allumer.
            Je suppose que l’on a du mal à se retrouver dans tout cela. Il s’agit tout simplement pour le côté féminin de la famille de l’homme d’empêcher que le foyer ne passe du côté de la mariée. Les sœurs et les cousines de l’homme sont là avec des seaux d’eau pour étendre le feu chaque fois qu’on cherche à l’allumer. Le foyer est inondé d’eau.
            Pour ceux qui cherchent à allumer le feu, il faut mettre en place le plan B. Il faut donc sortir les bouteilles de pétrole qu’on avait prévues. On écarte le famille du marié et on utilise le pétrole. Dès que le feu est allumé, les hostilités cessent. La famille de la mariée pousse des you-you.
            Les tantes peuvent alors préparer un petit repas pour le marié et pour son père. Désormais, la mariée devient maîtresse du foyer. Elle est chez elle et peut préparer à manger.
            Le symbole est assez parlant. Par le mariage, une femme étrangère vient prendre possession d’un lieu et d’une personne. La lutte pour conserver le statu quo aura été vaine. On peut parler du passage d’un état de nature à un état de culture.



lundi 18 septembre 2017

Ce franc CFA qui nous tient à cœur (par Pascal Djimoguinan)

            En Afrique francophone comme en France, on aime les polémiques. Pour le moment tout tourne autour du Franc CFA. Il s’agit d’une polémique sur fond de développement et de souveraineté. Il faut donc abandonner le franc CFA pour avoir une monnaie locale ou communautaire mais qui ne dépende plus de la France.
            En quelques jours des manifestations se sont multipliées dans plusieurs capitales africaines contre le CFA. Deux personnes résument à leurs façons le grief reproché à cette monnaie. Simon Kouka du groupe Y en a marre dit Sénégal affirme qu’«On ne peut pas se dire souverain et dépendre d’une monnaie comme le franc CFA. La souveraineté implique avoir sa propre monnaie. » Et Keeman Diouf de renchérir : « le CFA nous empêche de nous développer »  tout en avalant un billet de 500 francs CFA.
            Le débat sur le franc CFA a pris une nouvelle tournure quand Kemi Seba, de son vrai nom Stéllio Gilles Robert Capo Chichi (Français né de parents d’origine béninoise) a brûlé en public un billet de 5.000 francs CFA le 19 août 2017 lors d’un rassemblement au Sénégal contre cette devise. Il sera interpellé à Dakar et placé sous mandat de dépôt le 25 août. Il sera finalement relaxé par la justice sénégalaise le 29 août 2017 et expulsé le 6 septembre 2017 vers la France. Cela sera assez pour donner une certaine ampleur à la contestation.
            Créé en 1939, le Franc CFA est de fait né officiellement le 26 décembre 1945 lorsque la France ratifia les accords de Bretton woods. Le franc CFA qui est émis par la caisse centrale de la France d’Outre-mer signifiait d’abord « franc des Colonies Françaises d’Afrique ». Il deviendra en 1958 « franc de la Communauté Française d’Afrique. »
            Aujourd’hui, le franc CFA est en réalité le nom de deux monnaies communes à plusieurs Etats :
- Le franc de la communauté financière en Afrique qui est émis par la Banque des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Benin, Burkina, Côte d’Ivoire, Guinée Bissau, Mali, Niger, Sénégal et Togo.)
- Le franc de la coopération financière en Afrique, émis par la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (Cameroun, Congo, Gabon, Guinée Equatoriale, République Centrafricaine et Tchad.)
            Aujourd’hui en Afrique, les zones franc constituent des espaces monétaires et économiques (UEMOA pour l’Afrique de l’Ouest et CEMAC pour l’Afrique Centrale.)
            La convertibilité du franc CFA est à l’euro est : 1 euro = 655,957 F CFA. Le code dépend de la zone. Le code Iso 4217 est XOF pour l’Afrique de l’Ouest et XAF pour l’Afrique Centrale
            Le franc CFA est utilisé par environ 155 millions d’habitants. Il s’agit maintenant de s’avoir s’il faut conserver le CFA ou passer à une autre monnaie. Les jours qui suivent nous apporteront sans doute une réponse.

            En attendant, la question à poser est de savoir si en même temps que les manifestions anti CFA qui se multiplient en Afrique et ailleurs, il y a des structures qui sont mises en place pour pouvoir remplacer le CFA au cas où il serait abandonné. Il faut aussi des garantis pour que les Etats souverains n’aient pas la tentation de faire marcher la planche à billet. La souveraineté coûte chère ; prenons-en les moyens alors !