mardi 28 avril 2020

LU POUR VOUS/ VATICAN, le chapelet en temps du coronas virus.


« D'ici quelques jours débutera le mois de mai, dédié de manière particulière à la Vierge Marie. Par une courte Lettre – publiée hier – j'ai invité tous les fidèles à prier en ce mois le saint Rosaire, ensemble, en famille ou seuls, et l'une des deux prières que j'ai mis à la disposition de tous. Notre Mère nous aidera à affronter avec davantage de foi et d'espérance le temps d'épreuve que nous traversons en ce moment ». Tels sont les mots prononcés par le Saint-Père François hier, Dimanche 26 avril, au terme de la récitation du Regina Coeli depuis la Bibliothèque privée du Palais apostolique.
Dans sa lettre publiée le 25 avril adressée « à tous les fidèles pour le mois de Mai 2020 », le Pape rappelle la tradition de ce mois, qui est celle de « prier le chapelet à la maison, en famille, une dimension domestique que les restrictions liées à la pandémie nous ont contraint à valoriser y compris du point de vue spirituel ». Par suite, il propose « de redécouvrir la beauté de prier le chapelet à la maison au cours du mois de mai. Il est possible de le faire ensemble ou personnellement. Choisissez vous suivant la situation, en valorisant les deux possibilités. Cependant, dans tous les cas, il existe un secret pour le faire : la simplicité et il est facile de trouver, même sur Internet, de bons schémas de prière à suivre ».
Enfin, le Pape François offre les textes de deux prières à Notre-Dame à réciter au terme du chapelet et que lui-même récitera durant le mois de mai, en union spirituelle avec tous. « Contempler ensemble le visage du Christ avec le cœur de Marie, notre Mère – conclut-il – nous rendra encore plus unis comme famille spirituelle et nous aidera à surmonter cette épreuve ». (SL) (Agence Fides 27/04/2020)



dimanche 26 avril 2020

Tchad : la crise du covid-19 révèle la fin d'un vieux monde (par Pascal Djimoguinan)


            La tradition a la vie dure et elle a du mal à changer. La société s’agrippe à ce qu’elle appelle sa tradition. Elle ne se rend pas compte qu’elle a été mise en place pour résoudre certains problèmes qui s’étaient posés. La tradition a été efficiente sur le moment mais avec le temps elle s’est sclérosée au point de devenir un obstacle pour résoudre les nouveaux problèmes.
            Aujourd’hui, la crise du nouveau corona virus 19 révèle les insuffisances des traditions, notamment des sociétés de types traditionnels. La tradition, malgré le bien qu’elle a fait dans le passé se trouve être aujourd’hui un frein dans la lutte que la même société veut entreprendre pour sa survie.
            Au Tchad, à l’instar des autres pays du monde, des mesures ont été prises pour contrer la pandémie. Ainsi, il a été décidé de respecter les gestes barrières avec, pour point d’orgue la distanciation sociale. Il est donc conseillé d’éviter tous les grands rassemblements de groupes pour éviter une diffusion exponentielle de la maladie au cas où des cas de personnes testées positives se révéleraient.
            Pour contourner toute mesure, on peut utiliser soit la rationalisation, soit l’ironie. Les tchadiens utilisent tout cela. Certains racontent que covit-19 ne tue pas au Tchad, d’autres disent qu’il n’y a pas de cas avérés dans le pays. Et les comportements qui en découlent le montrent bien.
            Certaines personnes portent des masques simplement pour le folklore mais ont par ailleurs des comportements à risque en se donnant la main pour se saluer et en ne respectant pas la distance sécuritaire dans le commerce quotidien.
            L’argument de massue utilisé est que le Tchad est un pays où on vit la convivialité depuis les temps des ancêtres et ce n’est pas aujourd’hui qu’il faut changer les choses.
            Si les bars et d’autres débits de boissons sont officiellement fermés, les gens savent comment contourner l’interdiction en se retrouvant dans des cours fermées pour boire ensemble. D’ailleurs de nouvelles expressions ont vu le jour. On dit « chercher le réseau » pour exprimer l’idée de chercher un débit de boissons. On cherche soit le « réseau Airtel » (pour la bili-bili), soit le « réseau Tigo » (pour le Djala). Les amateurs de boissons fortes, quant à eux, cherchent le « réseau farda » pour argué, l’alcool indigène distillé dans des coins à peine cachés.
            Pour ne pas changer les habitudes et pour respecter la fameuse tradition, on continue à se rassembler pour les deuils et pour les obsèques et à se visiter comme si de rien n’était.
            Jusque-là, par la chance qui poursuit les gens inconscients, il n’y a pas de contaminations à grande échelle mais le danger est là, comme l’épée de Damoclès.
            Il faut arriver à un changement de comportements, n’en déplaise les traditions séculaires. Il faut comprendre qu’on aime mieux les parents et amis en restant chez soi et en évitant tout rassemblement. On peut être, sans le savoir, un porteur de la mort. La nouvelle sagesse traditionnelle se trouve dans la distance. Tout visiteur est un criminel en puissance ; il faut se mettre cela dans la tête.
            Protégeons-nous les uns les autres en prenant au sérieux les différentes mesures qui nous sont données. Nous vivons les soubresauts d’un vieux monde qui est en train de passer. Notre monde en transition nous conduira certainement où nous ne nous attendions pas. L’après covit-19 nous réserve bien de surprises. Tâchons d’être à mesure de l’accueillir et de ne pas être les gardiens du monde révolu.



samedi 25 avril 2020

IN MEMORIAM : Le père Ramon Fabregat sj (par Pascal Djimoguinan)


Le père Ramon Fabregat est né le 31 mai, 1934 en Catalogne. il est arrivé en Afrique en 1975. Il a d’abord commencé son ministère  à Koumra au Tchad pour l’apprentissage de la langue. Par la suite, Le père Ramon Fabregat passera près de 30  ans  au  Tchad. Il passera plusieurs années   au Collège Charles Lwanga à Sarh (Moyen-Chari) il fera un très bon travail d’accompagnement spirituel auprès des jeunes et moins jeunes. Il passera pratiquement tous ses week-ends au Centre spirituel les Rôniers pour les recollections et les retraites. Vers la fin de son séjour, le père sera au grand séminaire où il s’occupera de la propédeutique. Il fait partie de l’équipe chargée de déplacer la propédeutique de N’Djamena à Sarh via Kou (par Moundou). Sa mission au Tchad finira  2003.  Après  une  année sabbatique  à  Barcelone,  il  prendra  des  ministères  divers  à  la  Communauté  Saint François Xavier de Yaoundé à compter de la seconde moitié de 2004, pour, de là, retourner définitivement dans sa Province d’origine (Espagne) en août 2007. Le père Ramon est mort le vendredi 10 avril 2020 (le vendredi saint) à l’ave de 85 ans d’une crise cardiaque (en mai il aurait eu 86 ans). Serviteur bon et fidèle, entre dans la joie de ton maître.