dimanche 25 septembre 2016

Tchad : La « liane à merveille », une plante potagère magique (par Pascal Djimoguinan)

            Cette plante, liane à merveille (momordica charantia, Cucurbit) est consommée dans la grande partie du Tchad. C’est une herbe grimpante qui donne de fruits verts et qui en mûrissant, jaunissent Malgré son goût amer, elle fait le délice des connaisseurs. Voulez-vous la goûter ? Faites un tour au Sud du Tchad en n’importe quelle saison.
            Elle a plusieurs noms ; cela montre l’amour qu’on lui montre.
            Au Moyen Chari, on l’appelle, Djondong ou djondoy, ngandogne ou encore ngandong, tan do ndnogou.
            Dans le Logone géographique, on l’appelle koundja do ndogou (littéralement le coq perché sur le secco) Les mongos l’appellent encore koundjeu nga ndogou ‘le coq roi du secco.) Ces noms viennent du fait que cette plante potagère rampante est sur toutes les palissades pendant la saison des pluies
            Encore verte, les fruits font une sauce très appréciée des connaisseurs. Les fruits sont très amers et il faut un savoir-faire culinaire pour les rendre consommables. On peut les préparer avec du poisson séché ou fumé, avec de la viande ou avec les abats.
            On les consomme aussi séchés. Mais sous cette forme, la meilleure façon de les préparer est de les utiliser pour la sauce longue. Faute de mieux, les fruits séchés sont préparés avec du poisson fumé.

            Cette sauce est consommée habituellement dans la matinée pour se donner de la force. Si elle est prise au milieu de la matinée, elle peut être accompagnée d’un verre de vin, de bière (qu’elle soit de fabrication locale ou industrielle, peu importe.) On retrouve ainsi le courage pour affronter la journée.

samedi 3 septembre 2016

COMPLAINTE DU TCHAD (par Pascal Djimoguinan)

            Au Tchad, les anciens connaissent un chant qui aux temps du retour aux sources était très populaire ; le nom de ce chant a changé plusieurs fois : complainte du Tchad, complainte du MNRCS. Si ce chant a été soutenu par le premier président du Tchad Ngarta Tombalbaye, il semble que l’auteur est le ministre de l’éducation nationale de l’époque monsieur Bernard Dikoa Garandi. Nous laissons ici quelques paroles pour les jeunes :

Qu’il est doux ce coin d’Afrique, pour mon cœur il est sans prix
Ce que je crains ce qui m’obsède, c’est que les traitres ne le rabaisse (bis)

Espérant qu’un groupe de ses fils, comme un seul homme debout
Efface l’affront cynique, et l’efface à jamais (bis)

C’est à toi notre Patrie, que nous devons notre souffle

Mais en retour d’un si grand bienfait, ignorants nous te piétinons  (bis)

LU POUR VOUS/VATICAN - Séminaire de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples destiné aux nouveaux Evêques

94 Evêques nommés au cours de ces deux dernières années au sein des circonscriptions ecclésiastiques dépendant du Dicastère missionnaire participeront au Séminaire d’études promu pour eux par la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples. Il s’agit de 42 Evêques d’Afrique provenant de 19 nations, de 36 Evêques d’Asie provenant de 9 nations, de 12 Evêques d’Amérique provenant de 9 nations et de 4 Evêques d’Océanie provenant de 2 nations.
Le Séminaire d’études, dont le premier remonte à 1994, veut offrir à tous les Evêques récemment nommés à la tête de circonscriptions ecclésiastiques des territoires de mission, une période pendant laquelle, au début de leur mission, ils peuvent réfléchir, approfondir la vie et le ministère épiscopal, dialoguer et prier. Pour cela, les intervenants sont des personnalités hautement qualifiées du monde ecclésial.
 L’horaire prévisionnel prévoit chaque jour trois conférences suivies par un débat et des travaux de groupes. Dimanche 4 septembre, les Evêques arriveront au Collège pontifical Saint Paul Apôtre, siège du Séminaire. La première journée, lundi 5 septembre, sera ouverte par la Messe célébrée par S.Em. le Cardinal Fernando Filoni, Préfet du Dicastère missionnaire, et par un salut de sa part aux participants. Suivra l’intervention « L’Evêque, serviteur de l’Evangile » de S.Exc. Mgr Savio Hon Tai Fai, Secrétaire de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples. Dans l’après-midi, S.Em. le Cardinal Robert Sarah interviendra sur « L’actualité de la Mission ad gentes dans la réalité du monde ». Mardi 6, ce sera au tour de S.Exc. Mgr Protase Rugambwa, Secrétaire adjoint de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples et Président des Œuvres pontificales missionnaires d’illustrer la structure, les compétences et les activités des Œuvres pontificales missionnaires.
 Le programme du Séminaire prévoit les interventions de MM. les Cardinaux Kurt Koch – sur le Dialogue œcuménique dans les territoires de mission -, Angelo Amato – sur la Spiritualité de l’Evêque – Peter A. Turkson – sur la Doctrine sociale de l’Eglise et l’Evangélisation - Lorenzo Baldisseri – sur le rapport entre Synode des Evêques et communion épiscopale - , Marc Ouellet sur Le Pape et les Evêques, communion et mission - , Beniamino Stella – sur Paternité vis-à-vis des prêtres et formation du clergé – et George Pell – sur le service administratif de l’Evêque.
 En outre, prendront la parole Leurs Excellences NN.SS. Paul Richard Gallagher (Le Saint-Siège et les rapports avec les Etats), Juan I. Arrieta (Programmes pastoraux et structures diocésaines de collaboration/Motu proprio Mitis iudex Dominus Jesus), Vincenzo Paglia (Formation des laïcs), Angelo V. Zani (Initiatives éducatives), José Rodriguez Carballo (Soin de la vie consacrée), Charles Jude Scicluna (Célibat du clergé et ecclésiastiques accusés d’abus sexuels), Luis Francisco Ladaria (Exercice du nus docendi), Artur Roche (Liturgie et sanctification de l’Eglise) et Miguel Ayuso Guixot (Dialogue interreligieux dans les territoires de mission).
 Sont en outre prévues les interventions du Père Joseph Koonamparampil et du Pr. Frank Elias (Vademecum pour les Evêques), de Mgr Giampietro Dal Toso (Le service de la charité), du Père Hans Zollner (Protection des mineurs et des adultes vulnérables), de Mgr Giampaolo Montini (Administration de la justice) et du Père Peter Gonsalves (Usage des moyens de communication en matière d’Evangélisation).

 Vendredi 9 aura lieu l’Audience avec le Saint-Père et Dimanche 11 septembre, les Evêques se rendront en pèlerinage à Assise. Le Séminaire s’achèvera le samedi 17 septembre, par une Messe sur la tombe de l’Apôtre Pierre et au travers d’une dernière intervention. (SL) (Agence Fides 02/09/2016)

jeudi 1 septembre 2016

SARH : Non, la route n’est pas une poubelle (par Pascal Djimoguinan)

            A Sarh comme partout au Tchad, la saison des pluies est attendue impatiemment. Cela est dû au fait que le Tchad reste malgré tout un pays où l’agriculture garde son importance et une grande partie de la population vit de cela. Il faut cependant reconnaître que la saison des pluies ne fait pas que des heureux.
            Chaque année, la saison des pluies connaît une recrudescence du paludisme ; les hôpitaux et les centres de santé se remplissent de malades et on a l’’impression que le paludisme devient de plus en plus résistant aux médicaments utilisés.
            C’est un bon réflexe de se rendre à l’hôpital dès les premiers symptômes du paludisme. Lorsque les soins sont administrés dès le début de la maladie, la guérison est rapide et il y a moins de risques de complications. Nous avons ici l’aspect curatif du traitement du paludisme mais il y a aussi la prophylaxie.
            Pour beaucoup de personnes, la prophylaxie consiste uniquement à prendre des médicaments pour éviter de tomber malade. Un pas est encore fait lorsqu’on utilise les moustiquaires imprégnées pour se prémunir de la piqûre des moustiques et éviter ainsi la contamination.
            Peu de personnes savent qu’il faut encore aller en amont pour combattre la paludisme et c’est là que le bât blesse. Il faut être capable d’éviter la prolifération des moustiques. Pour cela, il faut tout faire pour éviter les eaux stagnantes où les moustiques se multiplient.
            A Sarh, il y a quelque chose à noter et l’effort devrait être fait dans ce domaine. Les routes sont devenues de véritables ornières, et toute une partie de la population se débarrasse de ses ordures ménagères en croyant combler les trous de la route. Un peu partout, on voit donc les saletés déposées sur la route. Cela entre en putréfaction et l’on se retrouve avec un élevage naturel de mouches et de moustiques. Non cela est inefficace puisque la route est impraticable, mais en plus une eau nauséabonde permet aux larves de moustiques de se développer loin des véhicules qui ne peuvent plus passer par là.

            Il faudrait une campagne des sensibilisations des personnes habitants aux bords des routes afin qu’ils n’’y déversent plus les ordures. Il y a des endroits indiqués pour cela. Non, la route n’est pas une poubelle !!!