samedi 3 novembre 2018

Tchad : Sarh, des vandales dans nos routes (par Pascal Djimoguinan)

           Selon le dictionnaire Wikipédia, « Le civisme, du mot latin civis, désigne le respect du citoyen pour la collectivité dans laquelle il vit et ses conventions dont la loi. Ce terme s’applique dans le cadre d’un rapport à l’institution représentant la collectivité : il s’agit donc du respect de la « chose publique » et de l’affirmation personnelle d’une conscience politique. Le civisme implique donc la connaissance de ses droits et de ses devoirs vis-à-vis de la société. »


            L’incivisme serait alors le non-respect du citoyen pour la collectivité  et la loi. Si le civisme implique la connaissance de ses droits et devoirs vis-à-vis de la société, l’incivisme doit être l’ignorance des droits et des devoirs vis-à-vis de la société.
            L’ignorance peut avoir deux acceptions. D’abord, c’est la non-connaissance, le manque de savoir. Le remède à cela, c’est l’éducation, l’enseignement. La seconde acception est plus pernicieuse. Il s’agit de faire fi de. Ignorer les droits et devoirs en ce sens, c’est faire comme si cela n’existait pas.
            Quel que soit l’ignorance à laquelle on a à faire, les conséquences sont les mêmes : Les personnes ont un comportement anti citoyen. Il y a alors non-respect de la chose publique. Cela se manifeste dans des actes de barbarie dont le plus manifeste est le vandalisme au niveau de la cité.
            Un Sarh (Tchad) il y a un acte de vandalisme qui commence à prendre de l’ampleur. Un individu (ou un groupe d’individus) s’en prend systématiquement à tous les panneaux routiers qui marque le « STOP ». Ces panneaux sont arrachés des poteaux qui les soutiennent. Il suffit de regarder sur « l’avenue du commerce » vers la voie qui donne vers l’avenue qui va vers le LCCL ou au rond-point qui mène vers l’aéroport, sur l’axe de terre qui vient du Rond-point de la douane pour aller vers la station Mobile, au niveau de la route bitumée qui vers l’aéroport, sur l’avenue Kaskanaye au niveau de la route qui va vers la cathédrale.
            La liste que nous donnons n’est pas exhaustive mais nous attirons tout simplement l’attention des citoyens sur ce phénomène d’un genre nouveau qui est en train de prendre place. Personne ne peut dire exactement l’usage que les malfrats font des panneaux qu’ils arrachent mais cela devient inquiétant. La circulation est déjà assez chaotique à Sarh et s’il faut encore que les rares panneaux routiers disparaissent, cela n’arrangera pas les choses.
            Il n’est pas encore trop tard car il y a encore des panneaux de stop non arrachés mais à l’allure où vont les choses, cela ne saurait tarder. Une action citoyenne s’impose donc à tous les habitants de la ville de Sarh : prendre soin de nos panneaux de circulation, nous en sentir responsables et les respecter quand nous faisons usage de la voie publique.
            Avant que nos panneaux ne disparaissent, disons non au vandalisme. Opposons nous à l’incivisme qui s’insinue dans nos habitudes. Soyons des citoyens à part entière !




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