vendredi 18 décembre 2015

LU POUR VOUS/REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE - Approbation de la nouvelle Constitution de la part de 90% des votants à Bangui

Bangui (Agence Fides) - 90% des électeurs de Bangui ont voté « oui » au référendum constitutionnel du 13 décembre dernier mais le taux de participation n’a été que de 30% des ayants droits dans la capitale de la République centrafricaine selon les résultats provisoires provenant de l’Autorité nationale des Elections (ANE). Selon un communiqué de l’Observatoire national des Elections – auquel adhère également l’Eglise catholique - parvenu à l’Agence Fides, « le référendum constitue un test électoral avant les scrutins présidentiel et législatif ainsi qu’une étape importante pour la restauration de l’ordre constitutionnel ».
L’Observatoire national des Elections a relevé différents problèmes au cours des opérations de vote liées au référendum, dont des assauts perpétrés contre des bureaux de vote ayant fait des morts et des blessés. C’est pourquoi, l’organisme propose un certain nombre de recommandations en vue des élections présidentielles du 27 décembre, comme le renforcement des mesures relatives à la sécurité des bureaux de vote et des candidats, l’amélioration de l’accès aux bureaux de vote pour les personnes handicapées et l’information des électeurs sur les procédures de vote. Enfin, il demande à tous d’accroître la sensibilisation des citoyens en matière de participation pour augmenter le pourcentage des votants. (L.M.) (Agence Fides 18/12/2015)

Doba : Adieu Sœur Monique (par Pascal Djimoguinan)

            La sœur Monique Ngonyom Ndangbaye est une grande figure de l’Eglise catholique au Tchad. Elle fait partie des premières religieuses Tchadiennes. Née en 1937, elle s’est éteinte le mercredi 16 décembre 2015 à Bébédjia. Ses obsèques ont eu lieu à la cathédrale de Doba le dimanche 13 décembre 2015. Combien y avait-il de personnes présentes à la messe de requiem ? La messe a eu lieu dehors, sur l’aire sacrée, tellement il y avait du monde. La messe était présidée par monseigneur Edmond Djitangar, entouré d’une vingtaine de prêtres. Nous reproduisons ici l’homélie de monseigneur Djitangar. Les textes étaient : Sophonie 3,14-18a, Philippiens 4,4-7, Luc 3,10-18. C’était le troisième dimanche de l’avent.
Chers frères et soeurs
Bien aimés de Dieu,

Le troisième Dimanche de l’Avent est appelé le Dimanche de la Joie parce que la Parole de Dieu nous invite à la joie…car notre attente du retour du Seigneur est une attente joyeuse quelle que soient les circonstances.
Le prophète Sophonie invite Israël à aller avec joie à la rencontre de son Dieu qui vient  mettre fin à ses souffrances et lui apporter le salut…Israël s’est converti, Il s’est retourné vers Dieu et Dieu lui a pardonné ses fautes …Dieu trouve sa joie en pardonnant à Israël…Dieu danse de joie pour son peuple et Il le renouvelle par son amour… » Quelle joie !
Dans l’Evangile, Jean-Baptiste invite une dernière fois Israël à la conversion car le jour du salut approche et chacun doit se préparer à changer travers des actes concrets, sa manière de penser, de vivre, de se comporter envers Dieu et envers les autres. Celui qui doit venir est déjà là…et c’est cela la Bonne nouvelle que Jean apporte à Israël…Après des siècles d’attente, quelle joie !.
St Paul dit à son tour avec insistance aux chrétiens de Philippe et à nous aujourd’hui « Soyez dans la joie, je vous le répète, soyez toujours dans la joie…et que cela soit visible…car Celui qui devait venir est venu et il reviendra dans la gloire.
Ces paroles se comprennent dans le sens que leur donne l’Eglise universelle qui les propose pour ce troisième dimanche de l’Avent. Mais nous pouvons la comprendre aussi en référence à celle pour qui nous sommes réunis aujourd’hui… Sr Monique.
Cette joie de la Bonne nouvelle que Dieu veut pour son peuple et pour chacun de ses membres …est déjà complète pour Sr Monique car toute sa vie est emprunte de l’amour miséricordieux de Dieu qu’elle a accueilli avec simplicité dans le quotidien jusqu’au bout, au témoignage de tous ceux qui l’ont connu. Quelle joie !
Et si nous sommes si nombreux aujourd’hui réunis autour de ce corps de chair, c’est pour exprimer notre reconnaissance à Dieu qui est capable de faire tant de merveilles à travers sa servante Monique. Oui nous sommes venus en témoins de l’amour miséricordieux dont Dieu l‘a entourée en l’appelant à la vie religieuse. Son oui généreux a ouvert les portes de la vie consacrée à de nombreux fils et filles de cette région.  Quelle joie !
Pour ma part personnelle, je dis merci au Seigneur pour avoir mis sur mon chemin Sr Monique. J’avais entendu parler de Sr Marie-Grégoire et je l’avais peut-être vue à l’Eglise à Doba, mais c’est pendant mon stage de grand séminariste à la Cathédrale de Sarh en 1976-1976 que je l’ai vue de près, connue et estimée en collaborant avec elle dans la pastorale des communautés chrétiennes.
C’est là que j’ai appris à découvrir une grande sœur attentive, droite, un peu sévère parfois dans ses jugements, mais une personne sage et de foi éprouvée …Oui elle a connu bien des épreuves dans sa vie familiale et religieuse, mais sa foi et sa persévérance l’ont aidée à les surmonter et à marcher fidèlement et persévérance à la suite du Seigneur. Quelle joie dans ce modèle que Dieu nous a donné!
Que de personnes ont bénéficié elles aussi de son engagement dans la vie religieuse au plan spirituel matériel, social, professionnel ou civique et qui constituent les fruits que Jean-Baptiste demande à ses auditeurs de porter comme signe de leur conversion, c'est-à-dire de leur attachement inconditionnel à Dieu. Quelle joie en nous tous !
Je voudrais simplement me réjouir avec tous ceux et celles qui ont reçu de Sr Marie Grégoire ou de Sr Monique un plus dans leur vie chrétienne ou dans leur vocation sacerdotale ou religieuse. Nous disons merci au Seigneur de nous avoir donné cette grande sœur cette tante ou cette amie pour le rayonnement de sa vie chrétienne.
Je garde pour ma part un souvenir de toute la sympathie, des conseils et les encouragements qu’elle n’a cessé de me porter depuis ce temps de Sarh…Elle m’appelait familièrement « Abba Geté »…diminutif de mon prénoms païen « Getbé »…et je continue de porter avec fierté et reconnaissance cette   appellation qu’utilisent toujours mes proches et mes amis.
Quoi de plus beau que d’aller à la rencontre du Seigneur en ce jour du Dimanche de la joie ! Quelle joie d’être entourée de tant de frères sœurs et de sœurs dans la chair et dans la foi…Dieu lui-même vient au devant d’elle en dansant…je suppose qu’elle dansera elle aussi elle aussi…même si je n’ai jamais vu Sr Monique danser…mais les danses de la famille NDANGMBAYE d’en Haut, celles de la RESRAT du ciel…Abbés Dénis Mianbé, Louis Draman, Sr Marie Thérèse Birembano, Mgr Mathias Ngartéri… et bien d’autres suppléeront. Que nos danses aujourd’hui l’accompagnent aussi dans la joie du Maître…Joie au ciel. Joie sur la terre…Quelle joie !
Chère grande sœur Monique, que nos prières te traduisent notre affection et  notre admiration pour ce que tu as été pour nous. Prie pour nous et continue de nous réconforter face aux difficultés de cette vie comme tu l’as fait quand tu étais au milieu de nous.… Amen
La paix soit avec vous

Monseigneur Edmond Djitaangar Getbé

mardi 15 décembre 2015

LU POUR VOUS/NIGERIA - Existence de liens entre l’Islamic Movement of Nigeria et Boko Haram ?

Abuja (Agence Fides) – « Au Nigeria, on se demande comment il se fait que le Mouvement islamique du Nigeria (Islamic Moviment of Nigeria, IMN) ait tenté de tuer le Chef d’Etat-Major de l’Armée, le GCA Yusuf Buratai, sous la conduite duquel nos militaires infligent actuellement de dures défaites à Boko Haram » déclare à l’Agence Fides le Père Patrick Tor Alumuku, Directeur des Communications sociales de l’Archidiocèse d’Abuja. A Zaria, dans le nord du Nigeria, les 12 et le 13 décembre, ont eu lieu de violents affrontements entre militants du mouvement en question et militaires nigérians. Les combats ont débuté lorsque le convoi qui transportait le Chef d’Etat-Major de l’Armée, le GCA Yusuf Buratai, en visite à Zaria, s’est trouvé bloqué à cause d’une manifestation religieuse organisée par l’IMN. Selon l’armée, il s’est agi d’une tentative d’assaut contre le convoi visant à assassiner le Chef d’Etat-Major. « Le dernier bilan des affrontements est de 100 morts » déclare l e Père Tor Alumuku. Le fondateur de l’IMN, Ibrahim Zakzaky, et son épouse ont été arrêtés par les militaires.
« Il est vrai que l’IMN est formé de chiites et Boko Haram de sunnites, ces derniers ayant perpétré des attentats contre des civils chiites mais il est tout aussi vrai que, lorsque Boko Haram est apparue dans le nord du Nigeria, au début, quelqu’un soupçonnait que, derrière la secte, se trouve le mouvement d’Ibrahim Zakzaky » poursuit le prêtre. « Des nigérians s’interrogent sur le fait de savoir pourquoi l’IMN a cherché à frapper le GCA Buratai, qui est lui-même musulman » déclare le Père Tor Alumuku. « Cela ne se dit pas ouvertement, mais on soupçonne que l’IMN appuie Boko Haram. Cette dernière a perdu, grâce aux efforts de l’armée commandée par le GCA Buratai, presque tous les territoires qu’elle contrôlait. Sous la pression des militaires, les survivants de Boko Haram se réfugient dans les pays voisins, au Tchad et au Niger, puis, lorsque la pression diminue, ils rentrent au Nigeria pour y perpétrer des attentats mais ils n’ont plus la capacité de contrôler des territoires entiers » conclut le prêtre. (L.M.) (Agence Fides 15/12/2015)

lundi 14 décembre 2015

LU POUR VOUS/BURUNDI - Centaines de cas d’exécutions sommaires et spectre du conflit ethnique

Bujumbura (Agence Fides) – De 150 à 200 personnes ont été retrouvées mortes dans le cadre de ce qui sembleraient être des exécutions sommaires à Bujumbura et dans la Bujumbura rurale, zone périphérique de la capitale du Burundi. C’est ce qu’indiquent à l’Agence Fides des sources locales qui demandent à conserver l’anonymat pour raisons de sécurité. « Officiellement, le nombre des morts est de 87 mais la société civile et d’autres affirment que les morts retrouvés dans les rues sont entre 157 et plus de 200. Selon les autorités, les personnes tuées, en majorité des jeunes, étaient armées. Mais ces armes n’ont pas été montrées publiquement » soulignent nos sources. « Une bonne partie de ces cadavres ont été trouvés les mains liées dans le dos et ayant reçu des balles dans la tête, ce qui constitue le clair signal d’une exécution sommaire ». « Le nombre des personnes tuées de cette manière pourrait être encore plus important parce que l’on soupçonne l’existence de fosses communes » ajoutent nos sources. La vague d’exécutions sommaires – dont on soupçonne qu’elle soit plus le fait de la police que de l’armée – fait suite à l’assaut coordonné mené contre trois camps militaires de Bujumbura au cours de la nuit du 10 au 11 décembre de la part d’un important groupe de rebelles. « L’assaut a été repoussé mais une grande partie des rebelles est parvenue à retourner dans ses caches dans la montagne » déclarent nos sources, selon lesquelles ce qui est recherché est le déclenchement d’un nouveau conflit ethnique. « La majorité des personnes tuées est constituée de Tutsis. Des manifestations contre le troisième mandat du Président Pierre Nkurunziza ont eu lieu tant dans les quartiers Hutu que dans les quartiers Tutsis. La crise actuelle est par suite politique et non pas ethnique. Mais, en frappant en majorité l’opposition Tutsie, et en épargnant jusqu’à présent les Hutus, on veut tenter d’ethniciser la crise ». Selon les sources de Fides, « depuis le début de la crise déclenchée par le troisième mandat du Président obtenu en violation de la Constitution le 26 avril dernier, ce sont entre 500 et 600 personnes qui ont été tuées auxquelles il convient d’ajouter les évacués et les burundais réfugiés dans les pays voisins ». (L.M.) (Agence Fides 14/12/2015)

Tchad : climat social délétère ? (par Pascal Djimoguinan)

            Selon le Larousse, délétère, c’est ce qui attaque à la santé, la vie. L’oxyde de carbone est délétère. Fig. Capable de corrompre. Il est facile de comprendre cela alors que tous sont encore sous l’effet du tapage médiatique autour du Cop21. En ce qui concerne le climat social au Tchad, il s’agit principalement des retards de salaire qui rendent la situation malsaine.
            Il commence malheureusement à entrer dans les habitudes que les salaires des fonctionnaires arrivent en retard. A chaque fois, les syndicats des enseignants se met en grève pour forcer la main au gouvernement. Rien ne nous dit que la situation va s’améliorer. Cela signifie donc qu’à la fin de chaque mois, il y aura des débrayages dans les établissements scolaires.
            Il va sans dire que les grands perdants seront les élèves. Il ne faudra donc pas s’étonner que les résultats des examens soient mauvais. Malheureusement dans l’analyse habituelle des résultats, on dira une fois de plus que la baisse des niveaux est due à la paresse des élèves. On oubliera que cela est le résultat de la lutte des grands. Quand les éléphants se battent, c’est l’herbe qui en pâtit.  
            Il est dommage que l’on se contente toujours de solutions conjoncturelles, quitte à recommencer à la fin de chaque mois. Il faut éviter que les élèves deviennent des otages. Comment trouver pour une fois une solution structurelle ? Les syndicats devraient y réfléchir avec les représentants du gouvernement. Faire du mal aux élèves d’aujourd’hui, c’est hypothéquer l’avenir.
            Ce qui se passe actuellement sur le plan social n’est sans doute qu’un prélude de ce qui se passera en 2016. Ce sera sans doute l’année de tous les dangers. Les élections qui approchent donneront certainement lieu à toutes les manipulations.
            Il faudra, en aucun cas utiliser les élèves comme des cobayes. Qu’il s’agisse du gouvernement que des syndicats, il faudra que dans les négociations qui auront lieu, l’intérêt de la jeunesse prime. Une génération sacrifiée, c’est tout un pays qui rate la coche.


            Cela est d’autant plus étonnant que tous ceux qui négocient, d’un côté comme de l’autre sont des parents.

samedi 12 décembre 2015

Coup de gueule du coordinateur humanitaire en Centrafrique, M Aurélien A. Agbénonci

«Je suis très déçu d'apprendre les récentes attaques perpétrées, par des groupes armés, contre trois organisations humanitaires, le 9 décembre à Bossangoa, dans la préfecture de l’Ouham, la détention illégale de plus de vingt travailleurs humanitaires lors de ce grave incident et le vol de fournitures, y compris les effets personnels. Par conséquent, l'une des organisations concernées a temporairement suspendu ses activités dans les régions de Bossangoa et Bouar où de nombreux groupes armés sont présents.
Ce jour même, trois travailleurs humanitaires ont été attaqués par un groupe armé au PK9 à la sortie sud de Bangui, leurs biens ont été emportés.
Les travailleurs humanitaires sont là pour fournir une aide et alléger les souffrances des personnes touchées par la crise. Tel est notre objectif fondamental dans ce pays et nos opérations sont guidées par des principes, d’humanité, de neutralité, d'indépendance et d'impartialité. Je demande donc incessamment à toutes les parties en conflit d’épargner les populations civiles, de respecter et de protéger les travailleurs humanitaires en conformité au droit international humanitaire.
Depuis le début de 2015, plus de 200 attaques ont été perpétrées contre les organisations humanitaires. Ces attaques doivent cesser. La réponse humanitaire nécessite un accès humanitaire sans entrave afin d’atteindre les personnes qui sont dans le besoin d'une aide d’urgence.
Je demande également à tous ceux qui détiennent illégalement les armes et leurs leaders de respecter les travailleurs humanitaires qui apportent une réponse aux besoins de la population, quelles que soient les origines ethniques, politiques ou religieuses.
En outre, au cours du processus électoral en cours, je prie instamment les politiques d'éviter toute action ou déclaration qui pourrait mettre en danger la vie de personnes innocentes et compromettre la protection des civils. Ces élections ne doivent pas aggraver les conditions désastreuses des personnes déjà touchées. Je lance un appel à toutes les parties concernées d’assurer la liberté de mouvement lors du prochain référendum. Tous les Centrafricains admissibles ont le droit de voter librement et pacifiquement».

jeudi 10 décembre 2015

LU POUR VOUS/RCA - Pour l’Archevêque de Bangui, « le Pape a profondément marqué la communauté musulmane »

Bangui (Agence Fides) – « Le Pape est venu en pèlerin pour nous inviter à la paix. Maintenant, nous devons nous-mêmes nous faire pèlerins de paix dans notre propre pays » déclare à l’Agence Fides S.Exc. Mgr Dieudonné Nzapalainga, Archevêque de Bangui, capitale de la République centrafricaine, expliquant sa décision de parcourir à pieds le quartier musulman KM5 après les tensions de ces jours derniers suite à l’exclusion de la candidature de l’ancien Président François Bozizé aux élections présidentielles (voir Fides 09/12/2015). « Hier, j’ai fait arrêter la voiture et j’ai continué à pieds dans le quartier KM5 en compagnie de jeunes, dans une caravane de la paix, en saluant ceux que nous rencontrions sur notre passage. Nous devons faire tomber le mur de la peur et de la défiance pour aller à la rencontre de l’autre, en le saluant et en parlant avec lui » explique Mgr Nzapalainga. « J’ai cheminé dans le quartier comme un pèlerin de paix, invitant les uns et les autres à s’accueillir, à se pardonner et à reconstruire le pays sur la base de la réconciliation que nous pouvons traduire dans le terme de Miséricorde que le Pape François est venu nous proposer ». A propos de la visite que le Saint-Père a effectué dans le pays, Mgr Nzapalainga affirme que « ce sont d’abord les musulmans qui disent : « le Pape est venu, nous voulons la paix, nous ne voulons plus la guerre ». Le Pape a marqué profondément la communauté musulmane. Il est significatif que les jeunes musulmans du quartier KM5 aient déposé les armes pour parler avec leurs frères chrétiens ». « L’esprit que nous a donné le Pape continue donc à souffler sur le pays » conclut Mgr Nzapalainga. (L.M.) (Agence Fides 10/12/2015)