Bangui (Agence Fides) – « L’atmosphère que nous a
laissé le Pape François ramène à de plus justes proportions de nombreuses
réactions qui auraient jusqu’à avant-hier été violentes et sont désormais plus
posées. Malheureusement, certains moyens de communication continuent à gonfler
les nouvelles de tensions comme celles ayant eu lieu hier » déclarent à
l’Agence Fides des sources missionnaires depuis Bangui, capitale de République
centrafricaine, où de forts espoirs ont été soulevés par la visite du Pape François
à la fin du mois de novembre. Hier, 8 décembre, le rejet de la candidature de
l’ancien Président François Bozizé aux prochaines élections du 27 décembre de
la part de la Cour constitutionnelle a provoqué de nouvelles tensions et un
certain nombre d’affrontements. « En réalité, nous qui vivons à l’opposé des
quartiers intéressés par les affrontements nous ne nous sommes aperçus de rien
et nous avons appris à la radio ce qui se serait passé » déclarent les sources
de Fides. « Ce matin, le centre de la capitale était tranquille et un
porte-parole du parti de Bozizé a invité ses partisans au calme. Il a cependant
ajouté ne pas pouvoir exclure de nouveaux affrontements le jour des élections.
Il ne s’agissait pas d’une menace mais d’une constatation ». « La venue du Pape
a redonné confiance à la population et cela a permis la reprise de certaines
activités économiques. Nous ne nous faisons cependant pas d’illusions parce que
les graves problèmes de la Centrafrique subsistent mais au moins nous pouvons
avoir un regard vers l’avenir » concluent les sources de Fides. (L.M.) (Agence
Fides 09/12/2015)
mercredi 9 décembre 2015
mercredi 18 novembre 2015
Atmosphère (Eloi LECLERC)
« Si
tu es pur, le cobra pourra te mordre, tu n’auras pas la fièvre. Mais comment le
cobra pourrait-t-il te mordre si tu es pur ? ».
Ainsi parle le sage Ramdranath.
Le cobra, dans la pensée du sage, c’est la mauvaise
agressivité qui sommeille en chacun de nous, dans les replis de l’inconscient,
et qui, soudain, dresse sa tête renflée et sifflante, attaque et mord,
déchirant l’unité. C’est la colère de l’homme dont il est écrit au Livre de vie
qu’elle ne produit pas la justice de Dieu.
Tel se trouble et s’emporte devant la faute de son frère.
Le cobra l’a mordu. Il se croyait pur. Il ignorait seulement ce qui le menait.
La source profonde de l’agir était secrètement empoisonnée. Est-ce que les eaux
du torrent qui tombe des neiges se troublent ? Elles gardent jusque dans
leur bouillonnement l’éclat des cimes.
Il y a un lien secret entre la pureté du cœur et la
douceur, entre la clarté des profondeurs et la sérénité, entre la sainteté et
la grande forme de la bonté.
Et peut-être la pureté n’est-elle rien d’autre, au fond,
que la transparence de l’être à la Bonté originelle.
Un homme, en tout cas, l’a cru. C’était un sage, lui
aussi, bien qu’il se souciât peu de le paraître. Il vit la pureté et la
tendresse se tenir la main, et toutes deux former le visage de Dieu.
(Eloi LECLERC, Exil et tendresse, Editions
franciscaines, 1983, pp. 5-6.
mercredi 11 novembre 2015
Lu pour vous/AFRIQUE/SOUDAN - Maladie létale non identifiée dans le nord du Darfour
Al-Fashir (Agence Fides) – Plusieurs enfants résidant
dans les camps de réfugiés de la localité de Saraf Umra, au Nord Darfour,
continuent à mourir suite à une maladie non encore identifiée qui s’est
propagée parmi la population voici environ deux mois. En une seule semaine,
dans les camps de Dankoj et Jebel, 10 personnes en sont mortes dont 7 enfants.
Selon des sources locales, parvenues à Fides, les symptômes de la maladie
comportent des gonflements sur le corps, une forte fièvre, de la diarrhée, des
vomissements et des douleurs articulaires. Les cas enregistrés à l’hôpital de
Saraf Umra sont nombreux mais il n’existe pas de statistiques sur le nombre des
morts provoqués par la pathologie dans l’ensemble de la localité.
Dans une déclaration à Radio Dabanga, le coordinateur des camps de réfugiés a critiqué les médecins de l’hôpital pour ne pas avoir identifié ou notifié la maladie au Ministère de la Santé local, sollicitant l’envoi de personnel médical pour diagnostiquer les contaminations et fournir des médicaments. Déjà, voici un mois, une épidémie d’une maladie inconnue et un manque de médicaments avaient été signalés. En outre, au mois de septembre, après les pluies torrentielles, des stagnations d’eaux et la prolifération des moustiques avaient provoqué la mort de plusieurs personnes dont des enfants. La maladie est apparue pour la première fois à Jayeen Thilo et à Subyan Khavo, à l’ouest de la ville de Saraf Umra, ainsi que dans les villages de Melessa et Numera, à l’est de cette même ville. (AP) (Agence Fides 11/11/2015)
Dans une déclaration à Radio Dabanga, le coordinateur des camps de réfugiés a critiqué les médecins de l’hôpital pour ne pas avoir identifié ou notifié la maladie au Ministère de la Santé local, sollicitant l’envoi de personnel médical pour diagnostiquer les contaminations et fournir des médicaments. Déjà, voici un mois, une épidémie d’une maladie inconnue et un manque de médicaments avaient été signalés. En outre, au mois de septembre, après les pluies torrentielles, des stagnations d’eaux et la prolifération des moustiques avaient provoqué la mort de plusieurs personnes dont des enfants. La maladie est apparue pour la première fois à Jayeen Thilo et à Subyan Khavo, à l’ouest de la ville de Saraf Umra, ainsi que dans les villages de Melessa et Numera, à l’est de cette même ville. (AP) (Agence Fides 11/11/2015)
vendredi 6 novembre 2015
René Girard : La mort du bouc émissaire (par Pascal Djimoguinan)
Il s’en est allé, ce penseur de l’extrême. Il a tiré sa
révérence le 4 novembre 2015, après 91 années dans cette vallée de larmes. Il
est de bon ton de rendre hommage à ce grand intellectuel, René Girard (René
Noël Théophile Girard) qui a voulu revisiter la littérature à nouveaux frais
pour émettre des thèses qui expliquent la société des hommes.
Il a vu le jour le 25 décembre à Avignon en France et à
fini ses jours à Stanford en Californie aux Etats-Unis où il a enseigné toute
sa vie.
René Girard, dans ses interrogations, a trouvé que dans
les grandes œuvres crées par les grands écrivains, il y a une sorte de
mécanisme de rapports dont il dégagera et formulera le fondement dans le
caractère mimétique du désir. Il le développera dans son premier livre : Mensonge romantique et vérité romanesque.
Pour lui, tout désir est l’imitation du désir d’un autre. Il dira que « Tout désir est désir d’être. »
A partir du mimétisme, René Girard en viendra à
s’interroger sur la violence. Ici, verra jour sa deuxième hypothèse : Le
mécanisme victimaire ou mécanisme de la victime émissaire. Ce mécanisme
serait donc à l’origine du religieux archaïque. Il le développera dans son
livre La violence et le sacré. Si
deux individus désire la même chose, il y aura bientôt un troisième, puis un
quatrième… L’objet finira par être oublié mais les rivalités mimétiques se
propageront ; le conflit mimétique se transformera en antagonisme
généralisé. Il y a là un danger pour le groupe qui risque d’imploser car on
arrivera à la situation que Hobbes appelle le tous contre tous.
La résolution sera trouvée dans le sacré. Le tous contre tous va se transformer en tous contre un pour
éviter la destruction du groupe. L’élimination de la victime (arbitraire) fera
retomber la violence en chacun. Le groupe se retrouvera hébété et apaisé. La
victime, gisant devant le groupe apparaîtra comme responsable de la crise et
l’auteur de ce miracle de la paix retrouvée. Elle devient sacrée.
œuvre :
- Mensonge
romantique et vérité romanesque (1961)
- Dostoïevski : du double à l’unité, 1963
- La Violence et le sacré (1972)
- Critique dans un souterrain (1976)
- To
Double Business Bound: Essays on Literature, Mimesis, and Anthropology, Baltimore,
Johns Hopkins University Press. (1978)
- Des choses cachées depuis la fondation du monde (1978) Recherches avec
Jean-Michel
Oughourlian et Guy Lefort.
- Le Bouc émissaire (1982) (ISBN
- La Route antique des hommes pervers (1985)
- (en) Violent
Origins: Walter Burkert, René Girard, and Jonathan Z. Smith on Ritual
Killing and Cultural Formation. Éd. Robert Hamerton-Kelly. Palo Alto,
California, Stanford University Press.
- Shakespeare : les feux de l'envie, 1990
- Quand ces choses commenceront…, 1994, entretiens avec Michel Treguer.
- Je vois Satan tomber comme l'éclair, Robert Laffont, 1999, 251 p..
- Celui par qui le scandale arrive (2001) comprenant
trois courts essais et un entretien avec Maria Stella Barberi.
- La Voix méconnue du réel (2002)
- Le Sacrifice (2003)
- Les Origines de la culture (2004) entretiens avec
Pierpaolo Antonello et João César de Castro Rocha, suivi d’une réponse à Régis Debray sur ses critiques publiées
dans Le feu sacré en 2003.
- Oedipus
Unbound: Selected Writings on Rivalry and Desire edited
by Mark R. Anspach, Stanford, Stanford University Press).
- Vérité ou foi faible. Dialogue sur christianisme
et relativisme (2006) (Verità o fede debole.
Dialogo su cristianesimo e relativismo), avec Gianni Vattimo. À cura di P.
Antonello, Transeuropa Edizioni, Massa.
- Dieu, une invention ? (2007) avec André Gounelle
et Alain Houziaux.
- De la violence à la divinité, 2007,
- Achever Clausewitz, 2007, Entretiens avec Benoît Chantre. Carnets nord, 2007
- Anorexie et désir mimétique, 2008, L'Herne,
- Mimesis and Theory: Essays on Literature and
Criticism, 1953-2005, sous
la direction de Robert Doran, Stanford University Press, 2008
- Christianisme et modernité, en collaboration avec Gianni Vattimo, Paris,
Flammarion, coll. «Champs actuel», 2009.
- La Conversion de l'art. Paris: Carnets nord, (livre + DVD).
- Psychopolitique (2010), Rédaction de la préface du
livre de Jean-Michel
Oughourlian, Paris, Francois- Xavier de Guibert.
- La Conversion de l'art, éd. Benoît Chantre et Trevor Cribben-Merrill,
Paris, Flammarion, coll. «Champs essais», 2010.
- Géométries du désir. Préface de Mark Anspach, Paris, L'Herne, 2011 Achever
Clausewitz. Entretiens avec Benoît Chantre, Paris, Flammarion, coll.
«Champs essais», 2011.
jeudi 5 novembre 2015
Lu pour vous/KENYA - Nouvelles relatives à la préparation du tout prochain voyage du Pape
Nairobi
(Agence Fides) – « Le fait que le Pape commence ici, dans cette grande nation,
sa visite en Afrique est une bénédiction et une opportunité pour nous autres
kenyans » a affirmé S.Exc. Mgr Alfred Rotich, Ordinaire militaire et Président
du Secrétariat pour la visite du Souverain Pontife dans le pays africain, dans
le cadre d’un entretien accordé à la chaîne télévisée NTV Kenya, signalé à
l’Agence Fides.
« Le
Saint-Père sera porteur de bénédictions et de solidarité, de consolation et
d’espérance à un moment où nombre d’entre nous vivent dans le découragement (…)
La visite du Pape offre la possibilité aux kenyans de discuter de problèmes
tels que l’environnement, la justice, la cohésion sociale, l’intégrité morale,
le vivre ensemble au travers du dialogue » a encore affirmé Mgr Rotich.
« Avec la visite du Pape, c’est comme si le message de Jésus Christ était renouvelé, comme si le son des tambours transmettaient la Parole résonnante dans toute l’Afrique » a-t-il ajouté.
Selon Mgr Rotich, il n’existe pas de problèmes particuliers en ce qui concerne la préparation de la visite du Pape François. S’agissant de l’aspect sécuritaire, Mgr Rotich a invité les fidèles habitant dans des lieux qui seront visités par le Saint-Père à être conscients de l’environnement dans lequel ils vivent, se demandant qui sont leurs voisins. Ceci est également une manière pour obtenir ce que Mgr Rotich souhaite voir demeurer après la visite apostolique, à savoir un pays plus uni et plus solidaire. (L.M.) (Agence Fides 05/11/2015)
« Avec la visite du Pape, c’est comme si le message de Jésus Christ était renouvelé, comme si le son des tambours transmettaient la Parole résonnante dans toute l’Afrique » a-t-il ajouté.
Selon Mgr Rotich, il n’existe pas de problèmes particuliers en ce qui concerne la préparation de la visite du Pape François. S’agissant de l’aspect sécuritaire, Mgr Rotich a invité les fidèles habitant dans des lieux qui seront visités par le Saint-Père à être conscients de l’environnement dans lequel ils vivent, se demandant qui sont leurs voisins. Ceci est également une manière pour obtenir ce que Mgr Rotich souhaite voir demeurer après la visite apostolique, à savoir un pays plus uni et plus solidaire. (L.M.) (Agence Fides 05/11/2015)
mardi 27 octobre 2015
Congo : référendum constitutionnel, un cas d'école ? (par Pascal Djimoguinan)
Le résultat du référendum au Congo Brazzaville vient de
sortir. Le ministre de l’intérieur, mr Raymond Mboulou a communiqué ce mardi 27
octobre 2015 les chiffres : La participation a été de 72,44% et le oui l’a
emporté de 92,96%. Un boulevard souvre-t-il devant le président Sassou Nguesso
pour son troisième mandat ?
L’opposition qui avait appelé à boycotter ce référendum a
beau jeu de dénoncer ces résultats. La relecture des jours qui ont précédé le
référendum montre combien cette opposition est sinon dans la complaisance, du
moins dans l’amateurisme.
La dénonciation de ce référendum faite par l’opposition
est louable car il s’agissait de faire sauter deux verrous, à savoir, l’interdiction
au président Sassou Nguesso de briguer un troisième mandat et la limite d’âge.
On
peut parler de deux grandes erreurs de l’opposition :
- Première erreur. L’opposition
a trop compté sur l’extérieur comme si elle ne pensait pas que les forces vives
intérieures étaient capables de donner le la. Alors que les manifestations de
la population semblaient ébranler le régime, il a suffi d’une phrase du
président français François Hollande pour que tout retombe. C’était comme si le
Congo était une province de la France.
- Deuxième erreur. L’opposition
politique semble être plutôt ethnique que national. L’opposition n’a pas réussi
à tenir un discours d’hommes d’Etat capables de réunir la nation. C’était comme
si l’on était revenu au temps des milices qui avaient régenté le pays au temps
de la guerre civile (cobras, ninja…). Rien que la ville de Brazzaville montre
cette triste réalité : côté nord opposé au côté sud.
Les hommes politiques congolais ne sont-ils pas encore
prêts pour une révolution ? La comparaison avec le Burkina Faso est
tentante. Qu’est-ce qui était présent au Burkina et qui a manqué au Congo ?
Est-ce l’absence d’un homme comme Sankara qui aurait enfoui dans la pâte
congolaise le ferment de la nation ?
Sans doute les hommes politiques congolais sont des
hommes d’une région avant d’être des hommes de la nation. Il faudrait méditer
cela.
Il faut maintenant se demander quelle sera la suite des
événements.
lundi 5 octobre 2015
RCA, la Centrafrique en 5 mensonges à exorciser (par Pascal Djimoguinan)
Pourquoi en Centrafrique, l’assassinat d’un conducteur
de moto-taxi dans la nuit du vendredi 25 septembre au samedi 26 a entrainé une
flambée de violence qui s’est soldée pour soixante-un (61) morts et trois cents
(300) blessés ? Pourtant ce n’est pas la première fois qu’une personne a
été assassinée depuis que ce pays connait des troubles. Pour les autorités de
la transition, c’est une énième tentative de déstabilisation avec en prime un
coup d’Etat. Tout cela est possible mais pour que la Centrafrique retrouve le
chemin de la normalité, il lui faut exorciser ses vieux démons, en
l’occurrence, cinq mensonges à reconnaitre afin de les corriger.
Il n’y a pas de problème confessionnel en Centrafrique.
En fait quel est le problème qui existe dans ce pays ? Comment peut-on
l’expliquer ? Suffit-il de proclamer qu’un problème n’est pas pour qu’il
ne soit pas ? Tout le monde sait que le problème centrafricain épouse les
cadres d’une division des populations selon leur croyance et que le choix des
victimes se fait selon leur confession religieuse. Ne faudrait-il pas
reconnaitre un mal pour pouvoir le soigner ? Si les maux font peur et
qu’on ne veut parler de problème confessionnel, au moins que l’on puisse parler
de problème communautaire.
Les forces internationales sont à l’origine des
problèmes de la Centrafrique. Rien n’est plus faux que cette croyance. Sans les forces
internationales, la situation serait pire que ce que l’on connait maintenant.
La Centrafrique a besoin des formes militaires internationales pour retrouver
la paix et organiser les élections à venir. La paix n’est possible que grâce
aux forces internationales.
Les Facas sont les seules capables de restaurer la
paix. Il est vrai qu’un Etat souverain doit disposer de ses propres forces
militaires. Restaurer les Facas (forces armées centrafricaines) ramènerait-il
automatiquement la paix ? Quelles Facas restaurer ? S’agit-il des
facas de la fin du règne de Bozize ? Oublie-t-on si vite la
désorganisation totale des forces armées centrafricaines au point où elles ont
été incapables de résister au rouleau compresseur Sélèka qui envahissait la
Centrafrique ? Faut-il rappeler le dernier recrutement des Facas de l’ère
Bozizé qui a vu une émeute à Bangui. L’armée centrafricaine était devenue une
armée ethnique au service d’un homme et d’une région. Ne faut-il pas carrément
créer une armée républicaine au lieu de vivre une nostalgie « dégénératrice » ?
La Centrafrique a besoin d’une nouvelle armée, déterminée et vraiment
nationale.
Les ONG ne sont là que pour exploiter le peuple.
Le combat de toute la société civile et et tous les politiques devraient être
pour la protection des humanitaires. Avec tous les déplacés que connait la
Centrafrique, il y a un grand besoin des ONG. Il ne sert à rien de les jeter à
la vindicte populaire. Il n’est pas normal qu’à chaque crise, les locaux des
organisations humanitaires ne soient pas seulement pillés mais saccagés. A
chaque fois, il est difficile d’aider les déplacés car les entrepôts sont
pillés pendant les crises.
Tous les antibalaka sont bons, tous les ex seleka sont
mauvais. Il est toujours facile pour un esprit paresseux d’être manichéens.
La réalité n’est pas aussi claire. Tous les antibalakas ne sont pas des
nationalistes épris de justice. Il y a parmi les groupes des antibalakas ceux
qui ne sont que des bandits de grands chemins, des groupes qui cherchent à
profiter de la situation pour s’enrichir et se venger. D’autre part, tous les
groupes d’ex sélékas ne sont pas mauvais. Il y en a qui cherchent le bien de la
Centrafrique.
La Centrafrique a intérêt à rejeter tous ces mensonges
qui ne sont que pure idéologie. Il faut donc que tous les centrafricains de
bonne volonté puissent se mettre ensemble pour la reconstruction de leur pays.
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