Abuja (Agence Fides) – Les
militaires nigérians n’ont trouvé aucune trace des 200 lycéennes enlevées en
avril dernier par Boko Haram, sur les territoires qu’ils ont repris à la secte
islamiste dans le nord du Nigeria. « Dans les zones libérées, nous avons mené
des enquêtes mais la vérité est que les terroristes, lorsqu’ils s’enfuient,
portent avec eux leurs familles. Ceux que nous avons contacté ne nous ont rien
dit à propos du fait que les lycéennes enlevées auraient résidé dans la zone et
qu’elles auraient été emmenées » a affirmé le chef de l’armée nigériane, le GCA
Kenneth Minimah.
Les 200 jeunes filles avaient été
enlevées dans un établissement d’enseignement secondaire de Chibok, dans l’Etat
de Borno au cours de la nuit du 14 au 15 avril derniers. Malgré une campagne
internationale visant à demander leur libération, leur sort est depuis lors demeuré
incertain. Boko Haram a affirmé que les jeunes filles avaient été contraintes à
se marier avec des membres de la secte islamiste.
L’armée nigériane, avec les
contingents provenant des pays limitrophes, est passée à l’offensive contre
Boko Haram, y compris en vue des élections présidentielles qui, initialement
prévues en février, ont été repoussées de six semaines afin de permettre à la
force militaire multinationale chargée de lutter contre Boko Haram, de
reconquérir les zones contrôlées par la secte islamiste et de renforcer la
sécurité du nord-est du Nigeria (voir Fides 07/02/2015). (L.M.) (Agence Fides
18/03/2015)
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