Chroniques d’un Cclois des années 80 s’articule autour du parcours de Djas, un adolescent contraint par la guerre civile au Tchad, en 1979, de quitter N’Djamena pour rejoindre Doba, avant de poursuivre sa scolarité au Collège Charles Lwanga de Sarh. À travers son itinéraire, l’auteur restitue les circonstances particulières de son arrivée dans cet établissement, mais aussi les différentes étapes de son apprentissage, depuis les premières années du collège jusqu’à la préparation du baccalauréat qu’il a dû composer à deux reprises à cause de la crise socio-politique du pays. Le Collège apparaît comme un véritable espace de formation morale, intellectuelle et humaine où la rigueur, la discipline, le travail et le sens de la responsabilité occupent une place centrale. L’internat, les enseignants, les cuisiniers, les camarades et les différentes générations d’élèves participent à cette expérience collective qui forge les personnalités et crée un profond sentiment d’appartenance à ce que l’auteur désigne comme « l’esprit cclois ».
mercredi 30 septembre 2026
Les chroniques Ccloises - Rhapsodies du temps présents (par Pascal Djimoguinan)
dimanche 31 mai 2026
Pascal Djimoguinan
Pascal Djimoguinan est un prêtre jésuite, éducateur et écrivain tchadien né en 1961. Il est l'auteur de deux œuvres littéraires majeures qui explorent l'histoire contemporaine du Tchad à travers le prisme de la fiction et du témoignage personnel. [1, 2]
Voici les détails clés sur ses deux ouvrages phares :
## 1. Les Naufragés de l'Histoire [2]
Publié chez les Editions Toumaï, ce récit historique retrace le quotidien d'une famille tchadienne plongée dans les turbulences politiques du jeune État indépendant. [2]
* Le thème : L'œuvre dépeint les tensions nationales et les bouleversements politiques.
* La chronologie : L'intrigue suit les soubresauts socio-politiques du pays jusqu'à la veille de la guerre civile de 1979. [2]
## 2. Les Rescapés
Publié chez les Éditions Muse, cet ouvrage se présente sous la forme d'une autobiographie romancée. [1, 2, 3]
* Le thème : Le livre met en lumière la résilience des civils face aux horreurs des conflits armés.
* Le focus : Il s'intéresse particulièrement au courage et à l'auto-organisation des femmes au milieu du chaos.
* Le contexte historique : Le récit se déroule durant les déchirements de la guerre civile qui a éclaté à N'Djamena en février 1979. [2]
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## Profil de l'auteur
En dehors de sa casquette d'écrivain, Pascal Djimoguinan consacre sa vie à la formation et à l'éducation spirituelle des jeunes. Son parcours religieux et éducatif l'a amené à exercer dans plusieurs pays d'Afrique centrale, notamment à Kinshasa (RDC), Bangui (RCA), Sarh (Tchad), ainsi qu'à Bafoussam au Cameroun. [1, 2, 3]
Souhaitez-vous obtenir des informations plus précises sur le contexte historique de la guerre de 1979 au Tchad ou sur le parcours biographique de cet auteur jésuite ?
[1] [https://fr.wikipedia.org](https://fr.wikipedia.org/wiki/Pascal_Djimoguinan)
[2] [https://fr.wikipedia.org](https://fr.wikipedia.org/wiki/Pascal_Djimoguinan)
[3] [https://www.laboutiqueafricavivre.com](https://www.laboutiqueafricavivre.com/livres-specialises/311129-les-rescapes-9786139767823.html)
jeudi 21 mai 2026
Les naufragés de l'Histoire (par Pascal Djimoguinan)
Les naufragés de l’histoire est un récit qui retrace le vécu quotidien et l’histoire de la famille du papa Evariste Djimoguinan Mondgdjim. Toute l’histoire tourne autour du jeune Djas avec ses petits frères Djim et Constant. C’est aussi un roman historique qui relate l’histoire des régimes de NGarta Tombalbaye, du général Félix Malloum et de Hissein Habre. Le narrateur adopte plusieurs points de vue pour faire vivre aux lecteurs les affres de la vie quotidienne à N’Djamena, à Moundou, à Abéché, bref dans tout le Tchad profond. Les souvenirs d’un enfant sont faits de ce que les adultes ont voulu le laisser voir, et de tout le reste qu’il croit avoir vu. Il s’agit dans ce livre de Pascal Djimoguinan de présenter les valeurs de la société africaine qui sont la solidarité, la compassion, l’entraide et l’amour.
263 pages
Prix: 15 000 FCFA
Editions TOUMAI
Biographie
Pascal Djimoguinan, l’auteur de ce roman quelque peu autobiographie, est un prêtre jésuite Tchadien. Il est depuis plusieurs années dans la formation et l’éducation des jeunes, notamment dans les maisons de formation, tels les grands séminaires et les philosophas.
Il a ainsi pu travailler à Kinshasa (RDC), à Bangui (RCA) et à Sarh (Tchad). Il est maintenant à Bafoussam à l’Ouest du Cameroun où il continue ce travail de formation des jeunes
jeudi 14 mai 2026
Docteur Nguéto Tiraïna Yambaye, une voix africaine audible (par Pascal Djimoguinan)
S’il est des voix autorisées, capables de parler de l’Afrique, surtout sur le plan économique, le docteur Nguéto Tiraïna Yambaye en est une. Cet économiste spécialisé en finance internationale et en stratégies de financement tchadien est actuellement le Directeur Général du FAGACE (Fonds Africain de Garantie et de et de Coopération Economique). Il en est le septième Directeur Général et en en poste depuis le 1er juillet 2020, et a réussi à redynamiser le Fonds pour qu’il connaisse une évolution rapide. Il a été ministre tchadien de l’économie, du Plan et du développement et administrateur du FMI pour les pays africains.
Fin pédagogue, docteur Nguéto
Tiraïna Yambaye a su exposer ses idées avec clarté dans des livres qu’il est
possible d’acheter sur Amazon. Les trois derniers livres sont très explicites
par leur titre et peuvent introduire même les néophytes dans l’économie. On
peut y voir un optimiste très fort de docteur Nguéto sur le rôle que l’économie
africaine peut jouer sur le plan mondial. Ces trois livres sont :
- Redynamiser l’Afrique de
demain
- L’Afrique de demain dans l’économie
mondiale
- Les fonds de garantie au cœur
du financement de l’Afrique de demain.
Les vrais combats de l’Afrique
se passent au niveau de l’économie mondiale où il faut savoir utiliser les mêmes
outils que les autres experts du monde entier. A ce niveau, le docteur Nguéto
Tiraïna Yambaye est une voix qui compte.
lundi 27 avril 2026
Où étais-tu quand la liberté était en péril ?
« Quand ils sont venus chercher les communistes,
Je n’ai rien dit,
Je n’étais pas communiste.
Quand ils sont venus chercher les syndicalistes,
Je n’ai rien dit,
Je n’étais pas syndicaliste.
Quand ils sont venus chercher les juifs,
Je n’ai pas protesté,
Je n’étais pas juif.
Quand ils sont venus chercher les catholiques,
Je n’ai pas protesté,
Je n’étais pas catholique.
Puis ils sont venus me chercher,
Et il ne restait personne pour protester. »
— Martin Niemöller (1892 – 1984), pasteur et résistant allemand
mercredi 25 mars 2026
Tchad, : Liberté pour Masra. (par Pascal Djimoguinan)
S’il m’était demandé de parler aux hommes politiques tchadiens aujourd’hui, voilà ce que je leur dirais :
Ne savez-vous pas que toute la
politique tchadienne est polluée par la détention de Masra Succès ?
Montrez-moi un seul avantage
que le Tchad tire de cette détention. Il ne me souvient pas que cela ait fait
partie du programme du candidat président lors de la campagne présidentielle,
alors d’où cela sort-il ?
Lorsque nous étions petits,
dans nos groupes, il y avait ce que nous avions l’habitude d’appeler « Kaouffage ».
Arrêtons-nous un instant sur ce concept typiquement N’Djamenois :
Le mot « Kaouffage »
a été forgé à partir du mot « Khof » en arabe dialectal tchadien qui
veut dire la peur. En français, très souvent le « age » s’ajoute au
verbe pour désigner une action ou son résultat. Ainsi, le mot « Kaouffage »
désigne l’action de faire peur, souvent en vue d’obtenir quelque chose.
Le Kaouffage se fait souvent
dans un groupe afin de garder le leadership. Il est aussi exercé entre les groupes,
dans ce qu’on appelait autrefois, au temps de la « guerre froide » un
équilibre de terreur.
Il ressort de tout cela que le
Kaouffage est l’apanage des chefs de gangs, les « gary » du marché.
Cet excursus était dans le but
de dire que l’interpellation et la garde en détention de Masra Succès est un
Kaouffage de l’Etat.
Il faut dire tout de suite que
l’intérêt de ce Kaouffage d’Etat est nul. Non seulement seule ne nuit pas à la
réputation de Masra, mais cela fait de lui un martyr tout en rendant tout
message du gouvernement inaudible.
Il est temps de revenir à la
vraie politique et de travailler pour le bien de la population. Il faudra que
ceux qui sont au pouvoir, après avoir perdu inutilement du temps dans des incantations
magiques commencent à mettre en pratique les promesses de la campagne
présidentielle pour le bien de la population.
Quant à Marsra Succès, laissez
le tranquille. Que chacun fasse sa propre politique. Le peuple tchadien reconnaîtra
les siens.
samedi 3 janvier 2026
LES RESCAPES - Dounia woursal loubia
En
février 1979, la guerre civile éclate à N’Djamena et va embraser tout cet état
de l’Afrique Centrale qu’est le Tchad. A partir de ce moment, suivra un temps
de perturbation qui va entrainer tout le pays dans une descente aux enfers.
Le
roman commence par le récit de Djasra et Laré deux cousins qui étaient encore
adolescents au moment du déclenchement des événements. Pour ces deux
personnages nous avons deux regards croisés, masculin et féminin de la façon
dont les événements ont été vécus et comment s’est manifestée la résilience de
tous ceux qui ont vécu cette guerre civile.
Djasra
et Laré racontent comment la guerre qui s’est déclenchée dans un établissement
d’enseignement secondaire était pour eux la fin d’un monde. Les différentes
péripéties seront suivies à travers Djasra et Laré et leurs familles respectives.
Laré,
avec sa famille, a dû quitter la capitale pour se refugier dans un premier
temps à Koundoul, une bourgade située à une vingtaine de kilomètres de la
capitale. Dans un premier temps, la vie a commencé à s’organiser dans ce
centre. Laré et quelques adolescentes vont s’organiser pour contrer un projet
des adultes qui voulaient régler un cas de viol à l’amiable, au détriment de la
victime.
Très
vite, la situation du pays va se détériorer avec l’avancée de la zone des
conflits. Les familles vont descendre plus au sud du pays. Chacun rejoindra sa
région d’origine.
En
l’absence de l’état, il fallait s’organiser pour survivre. Ce sera les femmes
qui vont réagir très rapidement et assurer la survie des familles. Par leurs
réactions, elles vont petit à petit prendre leur autonomie que la tradition
leur refusait au nom d’une certaine cohésion sociale.
Djasra
sera séparé de sa famille qui va également rentrer au sud du pays. Lui, restera
à N’Djamena, espérant une reprise prochaine des cours pour passer son brevet
d’études secondaires. Il aura à vivre les troubles que connait la capitale dans
les affrontements entre les différentes factions militaires. Avec quelques
amis, il sera au quartier Ardep Djoumbal, tentant de courber le dos en
attendant que le pire passe.
Djasra
et ses amis décideront finalement de sortir de N’Djamena. Ils assisteront
impuissants à la prise de Moursal par la coalition dirigée par le Premier
ministre. Leur périple les conduira à Bakara, puis à Koundoul village. Là ses
amis vont continuer au sud du pays alors que Djasra reviendra encore à
N’Djamena.
Il
vivra d’abord un temps à Ardep Djoumbal, puis se rendra à la base militaire de
Farcha pour quitter N’Djamena. Avec un ami, Alexis, ils vivront une aventure
rocambolesque où Djasra a failli se faire abattre par un enfant-soldat.
Arrivé
au sud du pays, Djasra tentera de survivre grâce à la culture. Très vite, il
sera rattrapé par les combats. Il vivra l’effroyable destin de ceux qui vivent
dans un pays conquis.
Finalement,
tous retrouveront la paix en regagnant l’antre du loup, N’Djamena où chacun
essayera de retrouver la vie d’avant la guerre.
L’épilogue
nous montre Djasra et Laré finissant de raconter les dures années de la guerre.
Nous avons de plaisir de retrouver Nodjilar, la victime du viol à Koundoul. Sa
rédemption viendra d’un geste qu’elle posera pour sauver son bourreau qui a été
victime d’un accident. Celui-ci va s’enfermer dans la honte de l’acte qu’il
avait posé.
Le roman finit par un regard d’espoir pour l’avenir : « Le temps de la guerre est passé, il faut faire place aux éveilleurs de conscience. »






